© Vincent Arbelet – Cité de la voix
Le Festin imaginaire est une compagnie de musique pluridisciplinaire née d’un désir : révéler ce qui nous relie profondément, par-delà nos différences.
Nos créations s’adressent à tous les âges dès le jeune public, avec une attention particulière portée à la dimension intergénérationnelle. Nous privilégions des formats légers et mobiles, conçus pour aller à la rencontre de tous les publics, aussi bien dans les théâtres que dans les lieux non dédiés.
En parallèle d’une création artistique au rayonnement national, la compagnie se donne pour mission d’être actrice de cohésion sociale, en particulier sur son territoire : le Sud de l’Oise. Nous y développons une action culturelle au long cours, en lien étroit avec la vie des habitants.
Nous coopérons avec des établissements scolaires, hospitaliers, centres sociaux, associations de prévention et de soin, notamment auprès de personnes vulnérabilisées par le petit ou le grand âge, les conflits familiaux, ou le handicap.
Nous animons des ateliers, des créations collectives, des rencontres musicales conviviales où chacun peut trouver sa place sans prérequis.
Tout a commencé avec l’ennui et la liberté des étés d’enfant à la campagne. La maison de ma grand-mère a nourri très tôt un goût pour le jeu, l’imaginaire et le dialogue des genres. Entre les poulets suspendus à la peau tiède, l’odeur de gazole, les blouses à fleurs bleues et les bocaux de fruits, on bricolait des spectacles avec mes cousins. Au goûter, on partageait des tartines de pain humide au pied d’une bibliothèque où livres pieux, horticoles, érotiques et historiques se côtoient sans hiérarchie ni classement.
Au conservatoire de Caen, où je suis entrée pour apprendre le violon-alto, la rencontre des percussions corporelles et de l’improvisation avec Martial Pardo a été un éveil sidérant.
Puis, incitée par des amis de lycée autour d’un feu de camp, j’ai découvert la voix – compagnie vibrante que l’on emmène partout avec soi.
J’ai fait mes premiers pas de chanteuse autodidacte sur des scènes de musiques actuelle, en parallèle de mes études de lettres. A chaque répétition, chaque concert, c’était la même révélation : chanter nous connecte aux autres, ouvre grand nos oreilles, dilate le temps, concentre la joie. Une joie qui se partage, comme un bon repas.
Agrégée de Lettres Modernes, j’ai enseigné pendant sept ans au lycée Georges Brassens de Courcouronnes. J’y ai découvert combien les projets collectifs pouvaient être source d’énergie et de dépassement de soi. En 2018, une première commande de spectacle — une immersion poétique et musicale dans le milieu des travailleurs viticoles — m’a conduite à quitter l’Éducation nationale pour faire de la création artistique mon activité principale.
J’ai ensuite approfondi ma formation en chant lyrique au Conservatoire de Pantin, où j’ai obtenu un DEM en 2021, et multiplié les expériences de création et de scène, au sein de différents ensembles : en particulier Vagabondes et Les Voy’elles qu’on sonne. Ce chemin, entre musique, théâtre, transmission et rencontres avec des publics très divers, a progressivement fait émerger une conviction : la musique est un formidable espace de relation, capable de réunir les générations, les sensibilités et les parcours.
C’est de ce désir qu’est née, en 2025, la compagnie Le Festin imaginaire : une aventure artistique et humaine qui cherche à faire dialoguer musique et théâtre, tout en plaçant la rencontre avec les publics et la dimension collective au cœur de la création.




Nos partenaires artistiques :
Nos partenaires financiers :