Journal de bord

22 JUIN 2026

Interview au micro de Maria Da Silva (Radio Avallon)

« Le Festin imaginaire : une compagnie en territoire » 

Transcription de l’interview

Clémence Maucourant, Le Festin imaginaire : Le Festin imaginaire c’est aussi une compagnie de territoire, ancrée dans le sud de l’Oise, avec beaucoup de partenaires associatifs, un travail auprès des habitants, et une résidence mission d’action culturelle qui va durer un an à partir de septembre prochain.

On essaie de travailler aussi dans cette idée que le concert classique soit accessible à tous et à toutes depuis le plus jeune âge, qu’il soit un moment intergénérationnel ouvert, et qu’on puisse jouer un répertoire classique pour le public d’aujourd’hui.

Maria Da Silva, Radio Avallon : « Pour le public d’aujourd’hui ». J’ai envie de dire amener cette culture dans ce monde rural.

Clémence M.  : Sans surplomb pour autant, parce qu’il y a de la culture dans le monde rural.

Mais amener, en tout cas, un dialogue, un dialogue culturel, un échange, amener une ouverture et maintenir le partage, la curiosité. L’un des ferments de la compagnie, c’est de se dire que la convivialité est le nœud de tout ça.

C’est de se dire que, partager un concert, c’est comme partager un bon repas. Souvent d’ailleurs, dans les événements qu’on propose on mange aussi. Dans l’Oise, on a créé un événement avec deux collègues artistes locaux (ndlr : Rébecca Grammatyka et Mickaël Périé) qui s’appelle « Ramène ton bol », où les gens amènent leur bol vides à la Maison Avron. On commence par cuisiner ensemble quelque chose de saison. On le déguste et puis ensuite on profite d’un spectacle.

Maria D. S. : Quel partage !

Clémence M.  : Oui c’est un partage symbolique, mais aussi très concret.

Maria D. S. : Ça fait partie de ce qu’on appelle la culture, l’aventure humaine. Le convivial c’est ce qu’on recherche.

Clémence M.  :  Oui, je pense qu’on a tous besoin de ça.

On fantasme un peu toutes et tous un temps, qu’on présente souvent comme révolu alors qu’il ne l’est pas du tout à mon sens. Ce temps où on allait chez les uns et les autres, partager un café, faire une veillée. Mais je pense qu’on a tous cette aspiration, cette envie de se rencontrer. Même quand on est enfermé chez soi, on a toujours ça au fond de l’âme.  Et la musique nous permet ça.